Hongrie : au-delà des barbelés

Tous les chemins ne mènent pas au droit d’asile

Obtenir le droit d’asile en Hongrie n’est pas une mince affaire. Zones de transit, camps d’accueil ou de détention, pays d’origine sûrs, procédures accélérées… Autant d’étapes qui compliquent la tâche des migrants.

La nécessité de réglementer le droit d’asile apparaît au terme de la seconde guerre mondiale. Face au déplacement de plus de 40 millions de personnes, le sort des déplacés devient un véritable enjeu des relations internationales. La Convention de Genève de 1951, rédigée par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), devient le socle du droit d’asile. Ce texte définit le statut des réfugiés dans 148 pays.

Suite à la décolonisation et à la guerre froide, de nouveaux conflits surgissent aux quatre coins du globe. Les Etats membres adoptent alors le Protocole de New York en 1967. À l’origine, la Convention de Genève était limitée aux réfugiés européens pour les événements survenus avant le 1er janvier 1951. Ce document élargit la protection des réfugiés à toutes les nationalités et sans limite de temps.

Migrants ou réfugiés ?

Un réfugié est un migrant, mais un migrant n’est pas nécessairement un réfugié. Ces deux termes sont souvent utilisés, à tort, de manière interchangeable.

Selon la définition de l’Onu, un migrant est une personne qui vit de façon temporaire ou permanente dans un pays dans lequel elle n’est pas née. Cette catégorie comprend donc les réfugiés, les étudiants étrangers et les expatriés.

Est réfugiée, toute personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques », selon l’article 1er de la Convention de Genève. Ce statut concerne les personnes qui se trouvent hors de leur pays d’origine, ou de leur pays de résidence habituelle, et ne veulent, ou ne peuvent, y retourner en raison des craintes énoncées ci-dessus.

Le cas de la Hongrie

Chaque pays signataire de la convention est responsable de son application au niveau national. En Hongrie, de nombreuses infractions au droit d’asile ont été relevées depuis le début de la crise migratoire. En conséquence, la Belgique a décidé de ne plus y renvoyer de demandeurs d’asile. Pour les migrants en route vers l’Europe de l’Ouest, le passage par la Hongrie est un parcours du combattant.


Victoria Rouxel
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